Institut de Sociologie Prénomiale
dossier SP-1992-4399-VNC
Sujet analysé
Vincent
7 lettres — sept lettres comme les jours de la semaine — et un avis sur chacun d'eux.
état civil : masculin
Analyse réalisée en double aveugle : nous n'avons rien vu venir non plus.
Observation n°1
Son « in » repéré : syndrome du personnage principal. Vincent se prend pour le numéro uno — et pour une fois la science confirme : dans toute pièce où entre Vincent, on finit par parler de Vincent.
Observation n°2
Double N au dossier : récidive. Nos services confirment la tendance, c'est donc deux fois plus vrai. Le N est un M amputé d'une montagne : Vincent dramatise aussi, mais s'arrête à mi-drame. « Bref, laisse tomber. » On ne connaîtra jamais la fin.
Observation n°3
Son nasal « an » : Vincent vit à l'échelle de l'année, jamais de la minute. « Oui oui, je m'en occupe » a été prononcé en mars. Nous sommes en juillet.
Observation n°4
Initiale V — Le V est un entonnoir : Vincent commence large, finit pointu, et arrive toujours à SA conclusion. La tienne était intéressante, cela dit. Protocole d'entrée : initiale fricative. Vincent se glisse dans la pièce sans un bruit — personne ne l'a vu entrer, et pourtant Vincent est déjà au buffet.
Verdict du laboratoire
Verdict : score maximal en syndrome du personnage principal, mention spéciale en drame interrompu en vol. À surveiller — mais par quel service ?
Relevés d'instruments
Syndrome du personnage principal (stable depuis 1997)
85 %
Drame interrompu en vol (record régional)
80 %
Notion du temps (stable depuis 1997)
75 %
Convergence vers SA conclusion (en hausse)
75 %
Compatibilité maximale : Raphaël — profil complémentaire : laisser-faire diplomatique à volonté, sans effets secondaires
À éviter : Romain — deux personnages principaux, un seul scénario