Institut de Sociologie Prénomiale
dossier SP-1992-5290-STP
Sujet analysé
Stephen
7 lettres — sept lettres comme les jours de la semaine — et un avis sur chacun d'eux.
état civil : masculin
Les mesures ont été prises trois fois. Les trois résultats sont différents, on a gardé le plus drôle.
Observation n°1
Graphie « ph » : écrire F avec deux lettres. Stephen est compliqué par pur choix esthétique, et l'assume entièrement. C'est plus long, mais c'est plus beau.
Observation n°2
Double E au dossier : récidive. Nos services confirment la tendance, c'est donc deux fois plus vrai. Le E est la lettre la plus fréquente du français : il est partout, il se mêle de tout. Stephen a un avis sur ta vie, souvent avant la question.
Observation n°3
Monovocalisme détecté : une seule voyelle au dossier. Stephen fonctionne sur une seule idée à la fois, mais alors À FOND. La voyelle n'a jamais demandé de renfort.
Observation n°4
Initiale S — Le S serpente : jamais une ligne droite dans une conversation. Stephen pratique une diplomatie sinueuse certifiée — on arrive au sujet, mais par la troisième sortie. Protocole d'entrée : initiale fricative. Stephen se glisse dans la pièce sans un bruit — personne ne l'a vu entrer, et pourtant Stephen est déjà au buffet.
Verdict du laboratoire
Verdict : score maximal en complexité esthétique, mention spéciale en taux d'omniprésence. Aucun traitement connu, et franchement tant mieux.
Relevés d'instruments
Complexité esthétique
62 %
Taux d'omniprésence
99 %
Monomanie assumée
64 %
Notion du temps (record régional)
74 %
Compatibilité maximale : Noah — son drame interrompu en vol équilibre les mesures, la commission approuve
À éviter : Marius — double dose de refus de la redite, le laboratoire décline toute responsabilité