Institut de Sociologie Prénomiale
dossier SP-2022-5213-HN
Sujet analysé
Oihan
5 lettres — le format le plus répandu de France : se fond dans la masse pour mieux tout observer.
état civil : masculin
Nos capteurs ont chauffé pendant l'analyse. Une enquête sur l'enquête est ouverte.
Observation n°1
Son « oi » : c'est « moi » amputé du M. Ce son n'existe que dans roi, loi et moi — coïncidence ? Nos services pensent que non. Égocentrisme poli, mais d'ascendance royale.
Observation n°2
Son nasal « an » : Oihan vit à l'échelle de l'année, jamais de la minute. « Oui oui, je m'en occupe » a été prononcé en mars. Nous sommes en juillet. Les archives sont formelles : ça ne date vraiment pas d'hier.
Observation n°3
Protocole d'entrée : initiale voyelle. Oihan entre dans la pièce en parlant, bouche ouverte avant la porte — la conversation avait en fait commencé dans le couloir. Cette observation a été soulignée trois fois au feutre rouge.
Observation n°4
Fin des histoires : consonne sonore en finale. Oihan termine sec, claquement de porte narratif : « voilà voilà ». La chute est facultative, l'aplomb est obligatoire. Le laboratoire décline toute responsabilité, mais maintient chaque mot.
Verdict du laboratoire
Verdict : égocentrisme poli en tête des mesures, notion du temps juste derrière. Aucun traitement connu, et franchement tant mieux.
Relevés d'instruments
Égocentrisme poli
93 %
Notion du temps (en hausse)
69 %
Débit de parole à l'entrée
63 %
Netteté du voilà voilà (en baisse)
89 %
Compatibilité maximale : Léon — profil complémentaire : laisser-faire diplomatique à volonté, sans effets secondaires
À éviter : Jules — double dose de sélectivité du cercle, le laboratoire décline toute responsabilité