Institut de Sociologie Prénomiale
dossier SP-1966-4754-MRL
Sujet analysé
Merlin
6 lettres — équilibre parfait sur le papier : c'est louche, personne n'est aussi équilibré.
état civil : masculin
Les mesures ont été prises trois fois. Les trois résultats sont différents, on a gardé le plus drôle.
Observation n°1
Son « in » repéré : syndrome du personnage principal. Merlin se prend pour le numéro uno — et pour une fois la science confirme : dans toute pièce où entre Merlin, on finit par parler de Merlin.
Observation n°2
Aucune lettre en double : profil non redondant. Merlin déteste se répéter et n'explique qu'une seule fois. Tant pis pour les absents, ils n'avaient qu'à être là.
Observation n°3
Initiale M — Le M, deux montagnes côte à côte : Merlin dramatise tout, transforme les taupinières en sommets et les lundis en expéditions de haute altitude. Protocole d'entrée : initiale nasale. Merlin entre en soupirant — le drame précède le corps de deux secondes. On sait que c'est Merlin avant de voir Merlin.
Observation n°4
Fin des histoires : consonne sonore en finale. Merlin termine sec, claquement de porte narratif : « voilà voilà ». La chute est facultative, l'aplomb est obligatoire.
Verdict du laboratoire
Verdict : score maximal en syndrome du personnage principal, mention spéciale en refus de la redite. On ne l'arrête pas, on l'accompagne.
Relevés d'instruments
Syndrome du personnage principal (record régional)
76 %
Refus de la redite
59 %
Dramatisation montagnarde
86 %
Netteté du voilà voilà (en hausse)
71 %
Compatibilité maximale : Manon — un taux record de drame interrompu en vol, exactement ce qui manquait au dossier
À éviter : Alain — deux personnages principaux, un seul scénario