Institut de Sociologie Prénomiale
dossier SP-2008-5096-JNP
Sujet analysé
Jean-Paul
8 lettres — prénom qui prend ses aises : commence à déborder des textos.
état civil : masculin
Analyse réalisée en double aveugle : nous n'avons rien vu venir non plus.
Observation n°1
Double A au dossier : récidive. Nos services confirment la tendance, c'est donc deux fois plus vrai. Le A ouvre l'alphabet : Jean-Paul retourne toujours à la case départ pour tout revérifier, même quand tout le monde avait déjà validé. Persévérance de compétition.
Observation n°2
Prénom composé : colocation interne. Deux prénoms dans un seul corps, comité de deux avant chaque décision. Les réunions ont lieu sans préavis, souvent en pleine phrase. Conflit de comité détecté : notion du temps d'un côté, sélectivité du cercle de l'autre. Les décisions sont votées, puis contestées, puis revotées.
Observation n°3
Son nasal « an » : Jean-Paul vit à l'échelle de l'année, jamais de la minute. « Oui oui, je m'en occupe » a été prononcé en mars. Nous sommes en juillet.
Observation n°4
Son « u », le plus dur du français pour le reste du monde : l'accès à Jean-Paul se fait sur dossier uniquement. Le cercle proche est petit, mais il est à vie.
Observation n°5
Initiale J — Le J est un I avec un crochet : même niveau d'exigence, mais Jean-Paul te repêche toujours au dernier moment. Le crochet sert exactement à ça. Protocole d'entrée : initiale fricative.
Verdict du laboratoire
Verdict : score maximal en persévérance pathologique, mention spéciale en tension de colocation interne. On ne l'arrête pas, on l'accompagne.
Relevés d'instruments
Persévérance pathologique
77 %
Tension de colocation interne
89 %
Notion du temps (stable depuis 1997)
63 %
Sélectivité du cercle (stable depuis 1997)
81 %
Compatibilité maximale : Mila — son dernier mot systémique équilibre les mesures, la commission approuve
À éviter : Inès — concentration en substance active des deux côtés, nos assurances refusent de couvrir