Institut de Sociologie Prénomiale
dossier SP-1969-6957-NTN
Sujet analysé
Anton
5 lettres — le format le plus répandu de France : se fond dans la masse pour mieux tout observer.
état civil : masculin
Diagnostic établi sous serment : croix de bois, croix de fer.
Observation n°1
Double N au dossier : récidive. Nos services confirment la tendance, c'est donc deux fois plus vrai. Le N est un M amputé d'une montagne : Anton dramatise aussi, mais s'arrête à mi-drame. « Bref, laisse tomber. » On ne connaîtra jamais la fin.
Observation n°2
Son nasal « an » : Anton vit à l'échelle de l'année, jamais de la minute. « Oui oui, je m'en occupe » a été prononcé en mars. Nous sommes en juillet.
Observation n°3
Son « on » : Anton répond « on verra » à toute question, même fermée. Incarnation du pronom impersonnel — rien n'est jamais assumé en « je », tout est décidé en « on ».
Observation n°4
Protocole d'entrée : initiale voyelle. Anton entre dans la pièce en parlant, bouche ouverte avant la porte — la conversation avait en fait commencé dans le couloir. La commission a voté à main levée : unanimité, moins une abstention.
Verdict du laboratoire
Verdict : un dossier dominé par drame interrompu en vol, relevé d'une pointe de notion du temps. On ne l'arrête pas, on l'accompagne.
Relevés d'instruments
Drame interrompu en vol
79 %
Notion du temps
82 %
Capacité à dire on verra
55 %
Débit de parole à l'entrée (stable depuis 1997)
86 %
Compatibilité maximale : Adam — son persévérance pathologique équilibre les mesures, la commission approuve
À éviter : Théo — laisser-faire diplomatique des deux côtés, nos assurances refusent de couvrir